Vitamine D : la superstar des vitamines
Chers lecteurs,
Qu’est-ce que l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète et la fibromyalgie ont en commun ?
« Une carence en vitamine D », selon le Dr. Michael F. Holick, auteur du livre « The Vitamin D Solution », (« La solution vitamine D », uniquement en anglais actuellement), qui fait référence sur le sujet au niveau mondial.
La recherche scientifique a progressé récemment sur la vitamine D. Et les professionnels de santé partout dans le monde s’aperçoivent à quel point leurs mises en garde contre l’exposition au soleil et contre les « dangers » de la vitamine D étaient inexactes, trompeuses, et ont contribué à nuire à la santé de millions de personnes.
Moins de mortalité, toutes causes confondues
« Augmenter vos apports de vitamine D peut soigner, prévenir, et même guérir un nombre remarquable de problèmes de santé quotidiens, de l’hypertension au mal de dos. Cela peut atténuer les symptômes de maladies chroniques comme le diabète de type 2 et l’arthrose, et prévenir des maladies infectieuses et plusieurs formes de cancer. », affirme le Dr Holick.
L’intérêt actuel pour la vitamine D est d’autant plus fort qu’il s’agit de la vitamine dont la carence est la plus répandue, touchant 75 % de la population citadine française pendant la période hivernale. [1]
Mais l’information la plus édifiante est qu’un taux plus élevé de vitamine D réduit le taux de mortalité toutes causes confondues, selon une méta-analyse de 18 études randomisées. [2]
Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus élevé. [3]
Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu’un taux de vitamine D élevé.
Baisse du risque du cancer du sein
Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l’hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du côlon.
Les chercheurs de l’Institut du Cœur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le cœur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes, sur une durée de dix-sept ans. Il s’est révélé qu’un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d’infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.
Les femmes qui ont le plus de vitamine D dans le corps auraient en outre des télomères plus longs, c’est-à-dire les « capuchons » protecteurs qui se trouvent au bout des chromosomes, et qui limitent le vieillissement des cellules.
Cerise sur le gâteau, la recherche sur la vitamine D a aussi mis en lumière ses effets détoxifiants : une étude a démontré qu’elle permettait d’éliminer sans danger le mercure de votre corps, en augmentant radicalement votre niveau de glutathion intracellulaire. [4]
Nous sommes donc très loin de l’époque où l’on croyait que les bienfaits de la vitamine D (dans l’huile de foie de morue par exemple) se limitaient à lutter contre le rachitisme.
Dans un prochain article, je vous dirai quelles sont les personnes à risque de déficit en vitamine D, et comment corriger le problème de façon naturelle.
A votre santé !
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SOURCES
[1] M.-C. Chapuy, « Prevalence of vitamin D insufficiency in an adult normal population », Osteoporos Int, 1997 ; 7:439-443.
[2] Altern Med Rev 2008 ; 13(1) : 6-20.
[3] Grant W., Schwalfenbert, G.K., Genuis, S.J., Whiting S.J., « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Molecular Nutrition and Food Research, volume 54, Issue 8, p. 1172-1181, août 2010.
[4] Trends in Endocrinology and Metabolism, Volume 13, Issue 3, 1 April 2002, Pages 100-105.
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