Internet se présente comme une société participative, un espace où chacun peut s’exprimer et intervenir.
Du coup, on pourrait donc penser que chacun du milliard d’individus connectés par ce canal puisse s’exprimer, librement, sur un pied d’égalité.
Et l’utilisation d’un pseudonyme laisse même, aux plus crédules, la conviction que leur anonymat y est protégé et qu’ils pourront y dire ou y faire n’importe quoi, n’importe comment.
Billevesées que tout ceci !
Internet n’est rien d’autre qu’un exact reflet de notre société dans le moindre de ses détails à cette nuance près qu’il est juste, en plus, une sorte de psychiatre planétaire où chacun peut aller confier ses frustrations, exprimer son mal-être et hurler son venin.
La participation sur Internet n’est ni plus, ni moins, que ce qu’elle est dans n’importe quelle société locale sportive, culturelle ou politique. Elle est constituée de quelques sympathisants ; des cotisants dont il faut déjà se réjouir de l’apport financier, souvent au deuxième rappel, mais qui sont « bien trop occupés » pour faire la moindre chose en plus.
Il y a le comité essentiellement charpenté autour de gens qui vont au bout de leur conviction et qui, aussi, souvent, ne savent pas dire ‘non’, ou trop mollement.
Dans le troisième groupe de cette société on trouve, bien entendu, des purs qui n’ont vraiment plus le temps et les ferments de son effondrement : ceux qui ne sont animés que par des ambitions et, ou, des intérêts personnels et les Yaka, Maissi, Yfaudrait, accompagnés de quelques autres.
Participer n’est pas un synonyme de critiquer ; participer est, d’abord, charrier les briques au soleil pour construire.
L’expression libre… Belle idée. Mais totalement utopique.
Où la seule liberté n’est que de se construire sa propre prison. S’exprimer est une chose, être entendu en est une toute autre.
On pourra juste sourire de bon cœur au plus bel effet de manche réussi par Internet : l’anonymat.
Une très large majorité des Internautes confient à la planète ce qu’ils ne diront jamais à leur voisin, intimement convaincus que leur pseudonyme les protège parfaitement. Et ils ne se doutent pas une seule seconde que ceux qui veulent vraiment savoir quelque chose sur eux le sauront par le canal Internet, s’ils s’y expriment (ne serait-ce qu’une fois)! Vos écrits sur Internet sont aussi et surtout bien plus accessibles (et pour longtemps!), que les écrits dans le marbre des civilisations antiques.
Sur ce, plutôt que de « twitter » ou « facebooker », je vais rejoindre des membres d’une société sportive. On va tirer des bords, en disant plein de choses idiotes, ou pas, qui s’évanouiront aussitôt dans le vent…
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