La candidate aux élections présidentielles de 2012, Marine le Pen, souhaite un référendum sur la peine de mort.
Elle a déclaré qu’elle était pour la peine de mort et pour le rétablissement de cette sentence qui est considérée comme la base des peines et ce en faisant référence à l’affaire de la jeune collégienne de 13 ans qui avait été retrouvée morte calcinée. Marine Le Pen s’est exprimée sur plusieurs supports médiatiques qu’il était temps d’assurer la fermeté en matière de sécurité. Elle a déclaré que le cas de la jeune Agnès n’était pas le premier dans son genre dans le pays.
Solution ou illusion, quelques éléments de réponse sur un sujet quelque peu délicat.
Pour rappel, la France a aboli la peine de mort en 1981.
Aujourd’hui, nombreuses affaires font grand bruit dans notre pays et sont souvent suivies de vives réactions, notamment celle de Marine le Pen qui souhaiterait en profiter pour faire un référendum sur le sujet de la peine de mort. Elle affirme que cette pratique serait le seul châtiment possible pour ce genre d’actes barbares, c’est-à-dire : viols, tortures et meurtres sur mineurs.
Est-ce vraiment une solution ?
Si l’on se réfère aux statistiques officielles, les pays ayant aboli la peine de mort ne constatent pas d’augmentation de la criminalité.
D’autant plus, la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 (art. 3) affirme que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.(…) Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
La peine de mort en fait partie !
Son rétablissement constituerait un véritable pas en arrière intolérable dans notre société, digne de réflexions animales. Tuer, même légalement reste néanmoins tuer !
Bien d’autres solutions existent. La perpétuité réelle en est une non négligeable. En effet, contrairement à la peine de mort, si une erreur judiciaire est constatée après l’exécution de la peine par la personne reconnue coupable, il est alors possible de revenir en arrière et d’effectuer des réparations. L’exécution, elle, est irréversible.
Le système judiciaire français ne condamne presque jamais à une réelle perpétuité ! Peut-être est-ce précisément sur ce sujet que le débat doit avoir lieu !
Ce serait une punition juste, à la hauteur des pires actes criminels.
La France a choisi d’abolir la peine de mort. Son rétablissement ne serait-il pas le symbole d’une importante régression ?
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